À la recherche des navires perdus de Franklin en eaux inexplorées dans l’Arctique

Galerie d'images

Le 16 mars 2015

Le véhicule autonome s’aventure en eaux inconnues dans l’Arctique lors de l’expédition Franklin 2014.

Tandis que des explorateurs canadiens de l’ère moderne ont fait ce que l’on estime être la découverte du siècle en trouvant l’un des navires perdus de Sir John Franklin, les scientifiques de la défense ont été honorés de participer à l’expédition de 2014 dans le détroit de Victoria.

« Nous sommes fiers de participer à cet événement historique avec Parcs Canada et de mettre en évidence notre technologie au nom de Recherche et développement pour la défense Canada (RDDC) et du ministère de la Défense nationale (MDN) », affirme le scientifique de la défense de RDDC Vincent Myers.

De nombreuses expéditions visant à retrouver les navires perdus de Franklin avaient permis de cartographier une partie de l’Arctique canadien, mais aucun navire n'avait jamais trouvé. Finalement, grâce à des indices tirés de l’histoire orale des Inuits, à des rapports d’expédition sur les trajets possiblement empruntés par les navires de Franklin et leur dernier emplacement, à une meilleure connaissance des mouvements annuels de la banquise, à la technologie sonar moderne et à un peu de chance, l’équipe canadienne a réussi à découvrir le Navire de Sa Majesté (HMS) Erebus.

Plusieurs ministères du gouvernement canadien et organisations privées, incluant la Société géographique royale du Canada (SGRC), ont participé à l’expédition de 2014 dans le détroit de Victoria, dirigée par Parcs Canada.

En appui à la Marine royale canadienne (MRC), six scientifiques de RDDC et deux membres de la MRC se sont rendus dans le détroit de Victoria avec l’Arctic Explorer, véhicule sous‑marin autonome (VSA) de pointe, pour effectuer un levé du fond marin dans le but de trouver les navires perdus de Franklin. L’équipe de l’Explorer a contribué à réduire la zone de recherches pour ce qui est du dernier navire manquant, le HMS Terror.

Lors de l’expédition de 2014 dans le détroit de Victoria, l’équipe de recherche de RDDC en a profité pour tester les capacités uniques du VSA Arctic Explorer dans une zone de l’océan Arctique dont le fond marin n’avait encore jamais été cartographié et ce, dans des conditions de froid extrême, parmi des fragments de glace toujours en mouvement et dans des conditions climatiques changeantes.

« Ce fut une expérience inoubliable de voir l’équipe de RDDC et les capacités uniques de l’Arctic Explorer à l’œuvre dans des conditions arctiques. »

– John Geiger, CDir de la Société géographique royale du Canada

« Ce fut une expérience inoubliable de voir l’équipe de RDDC et les capacités uniques de l’Arctic Explorer à l’œuvre dans des conditions arctiques », raconte John Geiger, CDir de la Société géographique royale du Canada (SGRC). « Cette expédition a non seulement permis de mettre en évidence une technologie canadienne de pointe et de souligner la présence et les capacités canadiennes en Arctique, mais aussi de montrer un exemple de collaboration réussie entre des partenaires des secteurs publics, privés et sans but lucratif utilisant la technologie de pointe canadienne pour nous démarquer dans les livres d’histoire. »

Le sonar interférométrique à synthèse d’ouverture (INSAS) haute fréquence AquaPix®, fabriqué par Kraken Sonar Systems Inc. de St. John’s Terre‑Neuve et Labrador a été installé à bord de l’Arctic Explorer. L’Arctic Explorer, construit par la société International Submarine Engineering Ltd de Port Coquitlam, Colombie‑Britannique, et d’une longueur de plus de 7 mètres, constitue une plateforme remarquablement stable pour utiliser ce sonar haute résolution. La combinaison de ces capacités a donné lieu à un système de VSA capable de générer des images haute résolution du plancher océanique sur une portée beaucoup plus grande que celle des sonars précédents.

« En 2014, le déploiement de l’Arctic Explorer en territoire arctique inexploré nous a permis de recueillir les images les plus claires et les données les plus captivantes obtenues jusqu’à présent pour cette région du monde. »

– Dale Reding, Directeur général Science et technologie Force aérienne et Marine, RDDC

« En 2014, le déploiement de l’Arctic Explorer en territoire arctique inexploré nous a permis de recueillir les images les plus claires et les données les plus captivantes obtenues jusqu’à présent pour cette région du monde », explique Dale Reding, Directeur général Science et technologie Force aérienne et Marine, RDDC.

Lors de l’expédition, l’équipe de RDDC a constaté une fois de plus que l’Arctique demeure un lieu qui pose de grands défis. La lourde banquise, les eaux peu profondes et les systèmes de tempête fréquents rendent la saison de navigation estivale très courte et souvent interrompue, ce qui ne facilite pas la tâche aux équipes de recherches en Arctique. Le personnel possédant une expérience d’exploitation en Arctique devient un atout tout aussi précieux pour une mission réussie que la nouvelle technologie.

En 2010 et 2011, le VSA Arctic Explorer a réalisé avec succès des levés sous la glace à l’appui de la Convention des Nations Unies sur la soumission du droit de la mer. La clé de la réussite de ces levés de mission a été la mise au point et l’utilisation d’un système autoguidé unique d’acoustique sous‑marine, élaboré par Omnitech Inc. de Dartmouth, Nouvelle‑Écosse. Cette technologie a permis au VSA de retrouver son chemin vers un camp sur glace à la dérive ou vers un navire dont il s’était éloigné de plus de 50 km.

« Un nouveau record mondial a été établi pour ce qui est des opérations sous la glace dans la région ouest de l’Arctique, en déplacement autonome sur plus de 1 000 kilomètres sous l’eau pendant dix jours consécutifs », explique Dale Reding. « Les travaux d’exploration réalisés dans le cadre de l’expédition sont une étape importante dans l’avancement des sciences et de la recherche en milieu arctique et appuient directement les priorités du gouvernement du Canada. »

Lors de l’expédition de 2014, RDDC a entrepris plusieurs expériences visant à évaluer et à comprendre les incidences des basses températures de l’eau sur le rendement de divers types de sonars d’imagerie. Les données recueillies lors des expériences seront utilisées pour valider des modèles de sonar existants et fournir de l’information à la MRC qui aidera celle‑ci à prendre des décisions relatives à l’acquisition future de sonars.

« RDDC entretient depuis longtemps un partenariat exceptionnel avec la Marine royale canadienne. Le déploiement de l’Arctic Explorer et du personnel d’agence possédant une expérience opérationnelle dans le Nord ont été des éléments clés de la réussite des recherches dans le détroit de Victoria en 2014 », affirme le contre‑amiral John Newton, commandant des Forces maritimes de l'Atlantique et de la Force opérationnelle interarmées (Atlantique). « Le déploiement de technologies de pointe dans les eaux du Nord a été une démonstration claire de l’ambition et de la souveraineté canadiennes, de même qu’une occasion en or d’en apprendre davantage sur cette région à un moment où la Marine se prépare à recevoir des navires de patrouille de l’Arctique construits à cette fin. »

Si le gouvernement du Canada ou la MRC décide d’entreprendre une exploration plus poussée de l’Arctique, les VSA de RDDC et l’équipe de recherche offrent des capacités hautement spécialisées et uniques pour soutenir ces efforts.

L’expédition de 2014 dans le détroit de Victoria était un partenariat public-privé dirigé par Parcs Canada auquel participaient la MRC, la Garde côtière canadienne, RDDC, la Société géographique royale du Canada, One Ocean Expeditions, l’Arctic Research Foundation, la W. Garfield Weston Foundation, Shell Canada et le gouvernement du Nunavut.

RDDC continuera d’appuyer la Stratégie pour le Nord du Canada du gouvernement pour améliorer la technologie et les capacités des VSA. L’Agence exerce des activités dans l’Arctique depuis le début des années 1950, alors que des scientifiques érigeaient des campements de recherche, instauraient des programmes et faisaient des découvertes qui sont à l’origine de nos connaissances actuelles sur les glaciers, le mouvement des glaces, la navigation et l’habillement pour l’Arctique.

Lire davantage de nouvelles à propos de RDDC

Des opérateurs du 21e Régiment de guerre électronique de l’Armée canadienne procèdent à la simulation d’opérations offensives de guerre électronique menées contre des forces virtuelles, durant les expériences réalisées dans le cadre de JNEX-1.

Des experts Canadiens et Australiens font des expériences a Shirleys Bay

Des experts canadiens et australiens en guerre électronique ont mené la première expérience interarmées des effets non basés sur les munitions. Ces expériences aideront les Forces armées canadiennes à élaborer des capacités fondées sur le ciblage interarmées qui les aideront à utiliser des capacités basées sur les munitions et non basées sur les munitions pour neutraliser des attaques terroristes avant qu’elles arrivent.
Le 14 mars 2017

RDDC

Déclaration - le premier atelier du nouvel Institut de recherche en défense et sécurité

Déclaration de M. Marc Fortin, Ph. D., Sous-ministre adjoint (Science et technologie) et Chef de la direction de Recherche et développement pour la défense Canada
Le 27 février 2017

Des pompiers utilisent mousse pour eteindre feu de pétrole brut.

Exercise ATHENA galerie d'images

L'exercise ATHENA vise à former les pompiers et les premiers intervenants pour améliorer la réponse du Canada aux incidents comprenent des liquides inflammables transportés par les chemins de fer a l'Institut maritime du Québec à Lévis (Québec).
Le 27 février 2017

Des images colorées de cerveaux par scintigraphie.

Des résultats prometteurs concernant les traumatismes cérébraux

Les scientifiques de Recherche et développement pour la défense Canada (RDDC) analysent actuellement certaines protéines chez les rats afin de parvenir à mesurer les effets des traumatismes sur le cerveau.
Le 23 janvier 2017

la génomique

Le séquençage génétique pourrait faciliter le diagnostic de l’ESPT

Des chercheurs dans le domaine de la défense mènent une étude qui vise à déterminer en quoi l’état de stress post-traumatique (ESPT) serait lié à certains gènes, ce qui pourrait faciliter le diagnostic et le traitement de la maladie.
Le 23 janvier 2017

Voir d'autres nouvelles
Date de modification :