Déraillements de train mettant en cause des marchandises dangereuses

Le 15 juin 2016

Déraillements de train mettant en cause des marchandises dangereuses : Améliorer la capacité d’intervention du Canada

Malgré le ciel gris et le temps humide, cela n’a nullement refroidi l’enthousiasme de la centaine de pompiers et de représentants des gouvernements, du secteur privé et du secteur ferroviaire rassemblés au Justice Institute of British Columbia à Maple Ridge les 12 et 13 mars 2016 pour prendre part à l’exercice Vulcan.

Cet exercice de déraillement de train, sous la direction de Transports Canada (TC), a bénéficié de l’appui du Centre des sciences pour la sécurité de Recherche et Développement pour la défense Canada (RDDC CSS), par l’entremise du Programme canadien pour la sûreté et la sécurité (PCSS), programme fédéral dirigé par RDDC CSS en partenariat avec Sécurité publique Canada.

« Les événements survenus le 6 juillet 2013 à Lac-Mégantic (Québec) ont ouvert les yeux à bien des gens, déclare Denis Lauzon, chef des pompiers de Lac-Mégantic. Cet exercice nous a permis d’enrichir notre connaissance des liquides inflammables, des meilleures techniques d’intervention et de la manière de travailler de façon sécuritaire sur le lieu d’un déraillement, mais surtout, de la façon d’œuvrer sous un régime de commandement commun pour que tous les intervenants parlent la même langue et se comprennent les uns les autres. »

« Ce qui fait en sorte que l’exercice Vulcan soit si spécial, ajoute Louis Marcotte, chef de la Division des opérations d’intervention de TC, c’est qu’il a donné l’occasion exceptionnelle aux premiers intervenants de collaborer avec des spécialistes du secteur de l’expédition de liquides inflammables et du secteur ferroviaire pour en apprendre davantage sur l’aide disponible dans le cadre du programme de Plans d’intervention d’urgence (PIU). »

Amasser des connaissances

Cet exercice en trois parties – volet en classe, démonstrations et exercice à grand déploiement – a exposé les premiers intervenants aux difficultés exceptionnelles qui surviennent lors du déraillement d’un train qui entraîne le rejet de liquides inflammables qui prennent feu.

La matinée du samedi a commencé par une présentation sur les efforts d’intervention à Lac-Mégantic, suivi de présentations sur les ressources du gouvernement fédéral et du secteur privé qui existent pour venir en aide aux premiers intervenants au cours de ce type d’incident.

Ibrahima Sow, gestionnaire, Exercices et programmes, à TC, a déclaré que le rôle primordial du ministère, dans un cas d’urgence mettant en cause des marchandises dangereuses, consiste à rassembler des premiers intervenants, des spécialistes du secteur et des experts en marchandises dangereuses et à prodiguer des conseils d’ordre scientifique. « Les premiers intervenants peuvent appeler notre Centre d’intervention d’urgence, CANUTEC, 24 heures par jour, sept jours par semaine, pour obtenir de l’aide et des renseignements en temps réel. Nous pouvons également fournir un appui au sol par l’intermédiaire d’un spécialiste des mesures de réparation envoyé sur les lieux. »  

« Grâce au CANUTEC, nous pouvons également relier les premiers intervenants et les partenaires du secteur qui sont tenus de maintenir un PIU, lequel garantit que des mesures sont en place pour intervenir rapidement », ajoute M. Marcotte.

D’autres présentations ont expliqué en détail la manière de procéder à une évaluation détaillée des lieux, notamment d’identifier les wagons et de consulter le convoi – c’est-à-dire la liste des wagons transportant des marchandises dangereuses – pour ainsi bien saisir l’ampleur de la situation. Les présentateurs ont également décrit les stratégies et les tactiques d’intervention spécialisées de l’industrie.

De la salle de classe au terrain

Dans l’après-midi du samedi, les participants ont pu observer trois sites de démonstration afin de mettre en contexte les connaissances qu’ils avaient apprises au préalable. Premièrement, ils ont assisté à un déraillement simulé dans le cadre duquel des experts du secteur leur ont expliqué la manière de procéder à une évaluation exhaustive des lieux.

« Un wagon en feu qui transporte des liquides inflammables présente des propriétés particulières et nécessite une intervention spécialisée, affirme Lee Nelson, agent principal responsable des marchandises dangereuses de la Compagnie des chemins de fer nationaux du Canada. Une évaluation exhaustive des lieux est indispensable pour prendre des décisions avisées au sujet des stratégies d’intervention auxquelles il faut recourir et des ressources supplémentaires qui peuvent s’avérer nécessaires. Cela revêt une importance critique, car le recours à la mauvaise méthode peut en fait aggraver la situation et compromettre la sécurité des premiers intervenants et du public. »

La deuxième démonstration a reproduit l’incendie d’un wagon. « L’intervention face à ce type d’incident est très différente de l’intervention face à un incendie structural « ordinaire » qui se déclare dans une maison ou un immeuble commercial, affirme Rick Ferguson, superviseur des interventions des transports terrestres, chez Shell. Ce type d’incident nécessite des stratégies, des tactiques et des matériels spécialisés auxquels les premiers intervenants sont rarement initiés lors de leur entraînement régulier. Ces démonstrations ont pour but de mieux les sensibiliser au soutien, aux ressources et aux connaissances supplémentaires que les équipes d’intervention de l’industrie peuvent apporter sur les lieux afin de prêter main-forte aux intervenants locaux. »

La troisième démonstration était un exposé des ressources de l’industrie, comme les équipements spécialisés et l’expertise, que l’on peut mobiliser sur les lieux pour appuyer les premiers intervenants.

Mise en pratique des connaissances

La météo s’est encore dégradée le dimanche, mais ce n’était pas le cas en ce qui a trait à l’enthousiasme des participants qui ont participé à un exercice à grand déploiement. Le premier scénario a simulé le déraillement d’un train et les participants ont procédé à une évaluation détaillée des lieux.

« Ce scénario a été concocté expressément pour amener les pompiers à conclure qu’une non-intervention était la meilleure intervention initiale, explique M. Marcotte, en ajoutant qu’ils étaient également censés entrer en rapport avec le CANUTEC de TC, de même qu’avec leur centre régional des opérations d’urgence et le transporteur ferroviaire, pour leur demander conseil. Nous voulions qu’ils comprennent qu’il est parfois moins dangereux et plus efficace de faire un pas en arrière et d’évaluer la situation en profondeur avant de passer à l’action. »

Le deuxième scénario était l’incendie simulé d’un wagon face auquel les participants sont intervenus sous la surveillance de l’industrie.

« Dans ce cas, nous voulions que les participants municipaux comprennent les tactiques que les intervenants de l’industrie (c.-à-d. les entrepreneurs ferroviaires ou les intervenants de l’expéditeur) utilisent pour lancer l’offensive contre un wagon en feu chargé de liquides inflammables, affirme M. Ferguson. L’objectif était de leur démontrer les types de tactiques et d’équipements dont disposent les premiers intervenants de l’industrie pour lancer une intervention face à ce type d’incendie. Les intervenants spécialisés mettent en pratique la stratégie offensive qui, sur un wagon-citerne totalement englouti par le feu, est très complexe et nécessite une expertise et une formation spécialisées. »

À l’issue de ces deux scénarios, les participants ont répondu à un sondage détaillé sur les présentations, les démonstrations et l’exercice à grand déploiement.

« La rétroaction des participants est un élément essentiel des exercices financés par le PCSS, déclare Tara Logue, gestionnaire intérimaire des programmes d’exercice à RDDC CSS. Leurs commentaires et autres observations serviront au processus de collecte des données pour évaluer le succès de l’exercice, souligner les pratiques exemplaires, déterminer les lacunes et préciser les améliorations nécessaires. Ce type de connaissance nous aide à formuler des conseils et des recommandations pragmatiques à l’intention des décideurs et des responsables des politiques. »

« Cette rétroaction appuiera l’élaboration d’un futur programme de formation pour les premiers intervenants à l’échelle du Canada, a conclu M. Marcotte. Nous sommes très reconnaissants à l’égard de RDDC CSS de nous avoir aidés dans nos efforts afin d’acquérir et d’avoir accès à ces connaissances et cette expertise précieuses. »  

Visiter la page Web Exercice Vulcan pour de plus amples renseignements.

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