Des renseignements qui sauvent des vies : l’importance d’une base de données nationales sur les incendies

Le 2 février 2016

Les pratiques et les règlements en matière de sécurité-incendie varient à l’échelle du Canada, mais à ce jour, il n’y a aucun moyen d’analyser et de comparer leurs effets afin de voir ceux qui fonctionnent le mieux ou le moins, car ces données sont cloisonnées dans des bases de données municipales, provinciales ou territoriales. Comme il n’y a aucun bassin national de renseignements, il est pratiquement impossible de comparer les services des incendies, les mesures de sécurité et l’efficacité des politiques en matière d’incendies entre les diverses compétences.

« Les ressources qui permettent aux responsables des services des incendies de prendre des décisions efficaces et éclairées sont essentielles aux opérations à risque élevé des intervenants, par exemple des incendies, où la vie des intervenants et du public est menacée » , affirme Dave Matschke, ancien gestionnaire du portefeuille des services des incendies de Centre des sciences pour la sécurité de Recherche et développement pour la défense Canada (RDDC CSS) et officier des services des incendies. 

C’est pourquoi le Programme canadien pour la sûreté et la sécurité (PCSS), programme fédéral dirigé par le RDDC CSS, en partenariat avec Sécurité publique Canada (SP), appuie une initiative importante visant la création d’une base de données nationales sur les incendies (BDNI). Len Garis, chef du service des incendies de Surrey et professeur d’université, travaille étroitement avec l’Association canadienne des chefs de pompiers et le Conseil canadien des directeurs provinciaux et des commissaires des incendies, sous la surveillance de SP.

« La BDNI recueillera des renseignements sur les incendies d’un bout à l’autre du Canada, afin que les responsables des services des incendies puissent cerner la corrélation entre les incendies et certains facteurs sociaux et communautaires », explique le Chef Garis. 

 

Nous bénéficierons largement de l’utilisation des données à jour qui identifient les enjeux et les tendances en sécurité-incendie, afin d’appuyer le développement de programmes et de règlements en matière de sécurité-incendie et de prévention des incendies, non seulement au sein des provinces respectives, mais à l’échelle nationale. 

« Avec la BDNI, nous voulons aider les chefs des premiers intervenants à prendre des décisions éclairées au moyen de recherches et de preuves scientifiques et contribuer aux stratégies et aux politiques qui répondent vraiment aux besoins des intervenants et des collectivités d’un bout à l’autre du Canada », ajoute M. Matschke.

La base de données ira au-delà des incendies, car elle établira un lien avec des données nationales sur la santé, des données démographiques et des données sur les crimes - une première dans le monde. Les données de la BDNI pourraient servir à résoudre des questions comme celles portant sur la façon dont les codes du bâtiment et les politiques d’inspection des régions réussissent à prévenir les incendies, sur l’incidence des normes du bâtiment et des matériaux sur les taux de mortalité lors d’incendies et les répercussions sur la santé des pompiers des divers types d’incendies combattus. Lorsque les chefs des services des incendies et les commissaires des incendies du Canada ont accès à ce type de renseignements, et les connaissances qui en découlent, ils peuvent prévenir des incendies et sauver des vies.

« Le Conseil canadien des directeurs provinciaux et des commissaires aux incendies et l’Association canadienne des chefs de pompiers en bénéficieront largement puisqu’ils pourront utiliser des données à jour qui identifient les questions et les tendances en sécurité-incendie afin d’appuyer le développement de programmes et de règlements en matière de sécurité-incendie et de prévention des incendies, non seulement au sein de leur province respective, mais à l’échelle nationale », affirme Harold Pothier, commissaire aux incendies de la Nouvelle-Écosse.

Même si le travail du responsable d’un service des incendies dépend souvent de la prise de décisions rapide, le Chef Garis soutient que lorsque les chefs des services des incendies ne sont pas en pleine action, ils « devraient adopter une approche plus méthodique. Les connaissances fondées sur des preuves sont de plus en plus recherchées au sein de la communauté des premiers intervenants, et les experts du domaine élaborent d’autres outils pouvant fournir ce type de connaissances. » 

Par exemple, le Chef Garis, en collaboration avec les criminologues Paul Maxim et Darryl Plecas, a rédigé un manuel intitulé The Right Decision, qui décrit, étape par étape, des stratégies que les chefs des services des incendies peuvent adopter pour éclairer leurs décisions. Le manuel a aussi été adapté pour les chefs de police et plus de 75 000 exemplaires ont été distribués à l’échelle internationale. On procède maintenant à l’adaptation du manuel aux travailleurs des administrations locales.

« L’amélioration du bassin de connaissances pour appuyer la prise de décisions ayant des répercussions sur la sûreté et la sécurité est un objectif central du PCSS», affirme M. Mark Williamson, directeur général de RDDC CSS. «Ce programme est une composante de recherche essentielle sur la scène canadienne de la science et de la technologie, et notre grande priorité est de faire progresser les solutions qui améliorent la sécurité publique de tous les Canadiens. »

Lire davantage de nouvelles à propos de RDDC

Les astronautes doivent être de bons nageurs et à l’aise dans l’eau, car une bonne partie de leur entraînement se fait dans une piscine. Thomas Karakolis nage pendant l’un des tests d’aptitude qui fait partie du processus de sélection des candidats astronautes.

Un scientifique de la Défense était en lice pour un poste d’astronaute canadien

Thomas Karakolis, un scientifique de Recherche et développement Canada, était l’un des 72 candidats en lice pour le poste du prochain astronaute de l’Agence spatiale canadienne.
Le 24 mars 2017

Des opérateurs du 21e Régiment de guerre électronique de l’Armée canadienne procèdent à la simulation d’opérations offensives de guerre électronique menées contre des forces virtuelles, durant les expériences réalisées dans le cadre de JNEX-1.

Des experts Canadiens et Australiens font des expériences a Shirleys Bay

Des experts canadiens et australiens en guerre électronique ont mené la première expérience interarmées des effets non basés sur les munitions. Ces expériences aideront les Forces armées canadiennes à élaborer des capacités fondées sur le ciblage interarmées qui les aideront à utiliser des capacités basées sur les munitions et non basées sur les munitions pour neutraliser des attaques terroristes avant qu’elles arrivent.
Le 14 mars 2017

RDDC

Déclaration - le premier atelier du nouvel Institut de recherche en défense et sécurité

Déclaration de M. Marc Fortin, Ph. D., Sous-ministre adjoint (Science et technologie) et Chef de la direction de Recherche et développement pour la défense Canada
Le 27 février 2017

Des pompiers utilisent mousse pour eteindre feu de pétrole brut.

Exercise ATHENA galerie d'images

L'exercise ATHENA vise à former les pompiers et les premiers intervenants pour améliorer la réponse du Canada aux incidents comprenent des liquides inflammables transportés par les chemins de fer a l'Institut maritime du Québec à Lévis (Québec).
Le 27 février 2017

A mixed platoon of Canadian and New Zealand soldiers participating in the U.S. Joint Staff-led Exercise BOLD QUEST, a demonstration and assessment that took place from October 24 to November 3, 2016 in Fort Stewart, Georgia.

L’Armée canadienne s'appuie sur la science

Apprenez-en plus à propos des scientifiques au Centre d’analyse et de recherche opérationnelle qui évaluent les technologies appuyant l’interopérabilité durant deux exercices multinationales dirigées par les États-Unis.
Le 18 janvier 2017

Voir d'autres nouvelles
Date de modification :