Des résultats prometteurs concernant les traumatismes cérébraux

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Le 23 janvier 2017

Les scientifiques de Recherche et développement pour la défense Canada (RDDC) analysent actuellement certaines protéines chez les rats afin de parvenir à mesurer les effets des traumatismes sur le cerveau.

Le traumatisme cérébral léger cause par un effet de souffle primaire est un important sujet d’étude, car l’exposition à un effet de souffle représente un danger potentiel pour de nombreux militaires canadiens, tant durant les exercices que pendant les opérations. Traiter un traumatisme cérébral demeure une tâche délicate mais importante. Il s’agit d’un domaine extrêmement complexe en raison des effets variés des différents types de traumatisme.

RDDC mène un programme sur les effets de souffle au laboratoire du Centre de recherche de Suffield, en Alberta. Les équipes de scientifiques de la Défense y approfondissent leurs connaissances des répercussions des effets de souffle primaire sur le cerveau.

« Le souffle primaire, c’est l’onde de pression engendrée par l’expansion d’un gaz après la détonation », explique Yushan Wang, l’un des scientifiques de la Défense responsables du projet. « Cette onde de choc se caractérise par une augmentation quasi instantanée de la pression, qui dure quelques millièmes de seconde. On pense que, lorsqu’une personne se trouve assez loin de l’explosion, là où il est peu probable qu’elle soit projetée à terre ou heurtée par des projectiles, l’exposition à l’effet de souffle peut néanmoins entraîner un traumatisme cérébral léger. »

Le but à long terme des chercheurs consiste à trouver un moyen de diagnostiquer et de traiter dès que possible le traumatisme cérébral causé par un effet de souffle.

Pour ce faire, les scientifiques de la Défense s’attaquent à tous les aspects du problème : l’étude comprend des essais comportementaux, biochimiques, moléculaires, et immunohistochimiques. L’immunohistochimie recourt aux anticorps et à un microscope qui améliore le contraste pour étudier certaines protéines dans les tissus exposés précises permettent de mesurer les effets sur le cerveau.

L’augmentation ou la diminution des niveaux de ces protéines au fil du temps servira éventuellement à montrer ce qui se passe dans le cerveau après une exposition à un souffle primaire. L’expérience consiste à anesthésier des animaux de laboratoire et à les exposer à des ondes de souffle primaire, dont la pression est rigoureusement mesurée par les scientifiques. Après l’exposition commencent les essais. Les rats ont été soumis à un certain nombre de tests comportementaux conçus pour évaluer l’apprentissage et la mémoire, l’anxiété, la mobilité et l’équilibre, qui sont tous des facteurs pertinents dans les cas de traumatisme cérébral chez les humains. Par ailleurs, les scientifiques ont aussi eu recours à l’immunohistochimie pour trouver tout changement survenu dans le cerveau lui-même. La combinaison de ces deux techniques permet d’obtenir des données plus nuancées sur les effets réels d’un souffle primaire sur le cerveau. L’observation des changements comportementaux permet de consigner les symptômes visibles au fil du temps, et l’analyse simultanée de l’activité moléculaire montre aux chercheurs ce qui se passe dans le cerveau. Cette méthode permettra aux scientifiques d’associer de façon idéale des tendances moléculaires précises à des symptômes particuliers. Les chercheurs souhaitent que ces études, qui mèneront à une meilleure compréhension de l’incidence du souffle primaire sur le cerveau, permettent de créer de nouvelles méthodes de traitement.

Toutefois, d’autres recherches et expériences s’imposent : il y a encore beaucoup de travail à accomplir entre les essais sur les animaux et l’obtention de résultats applicables aux êtres humains. « Les scientifiques de RDDC continuent à effectuer des recherches rigoureuses et à apporter un soutien précieux afin d’assurer la protection des militaires canadiens, déclare le brigadier-général Hugh MacKay, médecin général des FAC. Leur approche créative en recherche nous permettra d’approfondir grandement notre compréhension des  effets potentiels de l’exposition à un souffle. » Bien qu’il reste beaucoup à faire, l’étude a produit jusqu’à maintenant des résultats prometteurs, dont pourraient un jour jouir tous les Canadiens.

Yushan Wang

Yushan Wang est un scientifique de la Défense au Centre de recherches Suffield de RDDC.  Ayant reçu une formation de neuroscientifique moléculaire, il est responsable, depuis 2009, de diriger le programme de recherche sur les effets primaires des lésions par souffle de RDDC afin d’étudier les mécanismes de blessures sur de petits animaux de laboratoire.

Avec la collaboration de ses collègues, il a présenté des exposés lors de diverses conférences scientifiques et sur la défense et il a publié des articles évalués par un comité de lecture portant sur le sujet.  Il a fait partie d’un comité des groupes de recherche sur les lésions par souffle de l’OTAN.

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