La technologie de RDDC soutient des atterrissages en mer plus sécuritaires et plus en douceur pour la Marine royale canadienne

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Le 1 décembre 2014

Hélicoptère CH124 Sea King tentant d’atterrir sur le NCSM FREDERICTON lors des essais relativement aux limites opérationnelles de l’hélicoptère embarqué (LOHE).

Diriger des opérations d’hélicoptères à bord de navires de la Marine royale canadienne (MRC) est une procédure complexe et dangereuse nécessitant le plus haut niveau de sécurité. Recherche et développement pour la défense Canada (RDDC) a mis au point un système spécialisé pouvant accroître la sécurité des opérations complexes en mer et assurer des atterrissages d’hélicoptères plus sécuritaires et plus en douceur à bord des navires de la MRC.

« La vitesse du vent, le mouvement des navires et les conditions de la mer ont tous des effets sur les atterrissages d’hélicoptères en mer. », affirme T. J. Caron, ingénieur en chef de modification des navires, Bureau de gestion des projets (BGP), Projet d’hélicoptère maritime (PHM), ministère de la Défense nationale (MDN). « L’unique capacité du système des mouvements du pont d’envol (SMPE) de RDDC à mesurer et à prévoir les mouvements des navires et des vagues ainsi qu’à présenter une vue d’ensemble à l’opérateur constitue un précieux outil permettant d’assurer une exploitation plus sécuritaire des hélicoptères maritimes et des navires de la MRC ainsi que de réduire le risque pour les membres des Forces armées canadiennes (FAC) lors des décollages et des atterrissages. »

« La vitesse du vent, le mouvement des navires et les conditions de la mer ont tous des effets sur les atterrissages d’hélicoptères en mer. »

– T.J. Caron, ingénieur en chef de modification des navires, ministère de la Défense nationale

Le SMPE accroît la sécurité des équipages d’aéronefs et de navires en créant des estimations des mouvements pour les conditions courantes de la mer. La MRC utilise ces estimations ainsi que les mesures de vent afin de déterminer le cap et la vitesse du navire pour les opérations d’hélicoptères. Lorsqu’un hélicoptère décolle d’un pont ou atterrit sur un pont, le capteur monté sous le pont d’envol transmet de l’information au module en temps réel du SMPE; il mesure et affiche les mouvements courants du navire et il indique si le navire et l’hélicoptère respectent les limites de sécurité de l’opération de décollage ou d’atterrissage.

« Le SMPE constitue un excellent exemple de notre capacité de contribuer à l’efficacité technologique et opérationnelle de la MRC », affirme Dale Reding, Directeur général – Sciences et technologie Force aérienne et Marine de RDDC. « Le soutien scientifique et technologique (S & T) aux opérations des FAC constitue une priorité pour RDDC. »

À l’origine, le SMPE a été mis au point pour aider aux essais relativement aux limites opérationnelles de l’hélicoptère embarqué (LOHE) du CH148 Cyclone. Plus récemment, le SMPE a joué un rôle dans le renouvellement de la certification des hélicoptères CH124 Sea King du Canada pour les opérations sur les douze frégates de patrouille de la classe Halifax récemment remises en état. Faisant partie du projet de prolongement de la durée de vie des frégates (FELEX), la remise en état a donné lieu à des modifications à la superstructure des frégates, partie du navire se trouvant au‑dessus du pont principal. Ces modifications pouvaient avoir un effet sur le flux éolien au‑dessus du pont d’envol, altérer le sillage des navires antérieurement connu et accroître les risques du vol à proximité immédiate des navires.

Pour garantir que les modifications de la superstructure n’auraient pas d’effet sur les opérations des hélicoptères, le Conseil national de recherches (CNRC) a testé l’effet des modifications du flux éolien dans des conditions contrôlées à l’intérieur de ses souffleries. De plus, l’Aviation royale canadienne (ARC) a chargé le Centre d’essais techniques (Aérospatiale) (CETA) de redéfinir les limites opérationnelles de l’hélicoptère embarqué Sea King. Dans le cadre des essais en vol du Sea King, le CETA s’est associé à RDDC et au CNRC pour effectuer un essai en mer, dans des conditions non contrôlées, utilisant le SMPE à bord du Navire canadien de Sa Majesté (NCSM) FREDERICTON.

Pendant cet essai, le système a entièrement illustré l’effet des conditions complexes de la mer sur les mouvements du navire; il a affiché les mouvements du pont d’envol qui changent constamment par rapport aux limites prédéfinies et il a permis l’identification du cap et de la vitesse de récupération sécuritaire en cas d’urgence en vol.

« Le SMPE présente aux équipages des navires et des aéronefs un affichage intégré en diffusion continue et en direct des données sur les navires et l’environnement ainsi qu’une orientation en temps réel. »

– Major Dany Duval, Centre d’essais techniques (Aérospatiale)

« Le SMPE présente aux équipages des navires et des aéronefs un affichage intégré en diffusion continue et en direct des données sur les navires et l’environnement ainsi qu’une orientation en temps réel, ce qui se traduit par une meilleure connaissance de la situation et une amélioration de la sécurité, avec le potentiel d’accroître le nombre de paramètres d’exploitation de l’hélicoptère », affirme le Major Dany Duval du CETA. « Cette capacité unique crée un niveau plus élevé de connaissance de la situation pour les opérateurs et contribuera directement à l’expansion des limites opérationnelles de l’hélicoptère embarqué, tout en améliorant la sécurité. »

RDDC continuera de travailler avec le BGP PHM pour soutenir la commercialisation potentielle du SMPE et aider à garantir que ce dernier soit  disponible pour son installation future à bord des navires de la MRC.

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