Le Programme canadien pour la sûreté et la sécurité appuie des efforts pour mobiliser les jeunes dans la résilience aux catastrophes

Le 4 août 2016

Les grandes catastrophes naturelles sont de plus en plus fréquentes à l’échelle de la planète et bien que nous n’en connaissions pas les causes exactes, la plupart des scientifiques, des décideurs et des législateurs s’entendent sur un point : le besoin croissant d’investir dans la préparation, la prévention et le rétablissement relatifs aux catastrophes. Les spécialistes canadiens évaluent et améliorent constamment les préparatifs d’urgence et les moyens les plus efficaces pour garder les gens en sécurité. Certains spécialistes, par contre, adoptent une approche différente en matière de résilience face aux catastrophes : ils mobilisent les jeunes. 

En Alberta, un projet d’envergure est en cours, financé par Alberta Innovates Health Solutions : l’Alberta Resilient Communities (ARC). Ce projet se fonde sur l’expérience des enfants, des jeunes et de leurs collectivités pour disséminer de l’information et pour renforcer la santé mentale des enfants et des jeunes et améliorer la résilience aux catastrophes dans le Sud de l’Alberta. Ilréunit un nombre impressionnant de partenaires,  y compris des universitaires de l’Université de Calgary (Mme Julie Drolet), de l’Université Mount Royal (Mme Caroline McDonald-Harker) et de l’Université Royal Roads (Mme Robin Cox) et des parties intéressées communautaires de Calgary, de High River et de la région de Foothills.

Mme Robin Cox, directrice du laboratoire de recherche ResilienceByDesign, professeur et chef du programme de gestion des sinistres et des urgences de l’université Royal Roads a déclaré : « Nous savons que les enfants et les jeunes sont souvent désignés comme une population vulnérable lorsqu’ils sont confrontés à une catastrophe en raison de leur dépendance aux adultes et de leur niveau de développement. Pourtant, nous savons également que les jeunes sont motivés et qu’ils veulent prendre part à la conversation portant sur la résilience aux catastrophes. Ils ont la capacité, la force et l’intelligence nécessaires pour participer ». 

La résilience aux catastrophes, selon le Bureau des Nations Unies pour la réduction des risques de catastrophe, est la capacité d’un système, d’une communauté ou d’une société exposée aux risques de résister, d’absorber, d’accueillir et de corriger les effets d’un danger, en temps opportun et de manière efficace, notamment par la préservation et la restauration de ses structures essentielles et de ses fonctions de base. La question est de savoir quel rôle les jeunes peuvent occuper dans un monde qui subit une pression exercée par la dégradation environnementale, la croissance de la population, le développement non durable dans les zones à risque et l’élargissement des écarts sociaux et économiques. 

Zachary Cox (sans lien avec Mme Cox), 26 ans, participant au laboratoire d’apprentissage, a déclaré : « Je crois que les jeunes sont plus stimulés par le sujet, ce qui ajoute un niveau de passion et de volonté de changer les choses. Quand on est jeune, on voit les choses qui manquent d’efficacité et on se demande comment les améliorer. »

 

« Les jeunes amènent une voix citoyenne unique en raison de leur âge et de leur point de vue. Leurs capacités sont sous-utilisées. Ils sont souvent des catalyseurs de changement, ils sont plus enclins à vouloir s’investir dans les changements sociaux positifs parce qu’il s’agit de leur avenir. »

Le Programme canadien pour la sûreté et la sécurité (PCSS), programme fédéral dirigé par le Centre des sciences pour la sécurité de Recherche et développement pour la Défense Canada (RDDC CSS), en partenariat avec Sécurité publique Canada, appuie le projet en finançant différents produits livrables comme le travail effectué au laboratoire de recherche ResilienceByDesign (RbD). Sécurité publique Canada a également fourni son soutien à l’étape de l’établissement de la portée du projet et pendant l’examen des produits livrables. Les chercheurs au laboratoire de recherche RbD ont consulté des jeunes du Sud de l’Alberta qui ont été touchés par des catastrophes pour étudier et contribuer à la réduction des risques de catastrophe, aux mesures contre les changements climatiques et à la résilience communautaire. 

Au Canada, l’objectif du projet ARC est conforme aux objectifs du Cadre de Sendai pour l’atténuation des risques de catastrophes adoptés lors de la troisième Conférence mondiale des Nations Unies en mars 2015 à Sendai au Japon. Les membres du laboratoire de recherche RbD ont participé à cette conférence et poursuivent leur collaboration avec des partenaires internationaux qui cherchent, eux aussi, des moyens pour faire participer les jeunes à la résilience aux catastrophes et à l’adaptation aux changements climatiques.

Dans le cadre d’une série de « laboratoires d’apprentissage », des jeunes ont développé leurs habiletés en recherche communautaire, en pensée créatrice et en narration visuelle. Au cours de ce processus, ils ont généré des données, élargi leur compréhension et développé de nouvelles idées pour s’attaquer aux problèmes socio-environnementaux. Le financement du PCSS a également soutenu la création du Resilience Innovation Skills Certificate, un processus d’apprentissage centré sur les jeunes qui permet d’acquérir des connaissances et une capacité mentale dans le domaine de l’innovation sociale et de la résilience.

Comme l’indique le rapport final du projet, les recherches montrent que les jeunes peuvent faire preuve d’une résilience exceptionnelle face à une catastrophe. Ils sont créatifs, motivés et ils veulent savoir comment devenir résilient et comment aider à former des familles et des collectivités résilientes.

 Mme Robin Cox a ajouté : « Les jeunes amènent une voix citoyenne unique en raison de leur âge et de leur point de vue. Leurs capacités sont sous-utilisées. Ils sont souvent des catalyseurs de changement, ils sont plus enclins à vouloir s’investir dans les changements sociaux positifs parce qu’il s’agit de leur avenir. »

Dans le cadre des activités du projet financé par le PCSS, les médias sociaux ont été utilisés pour recruter de jeunes participants, qui ont ensuite dû répondre à quelques questions démographiques et portant sur l’étendue de leur exposition à une catastrophe afin de s’assurer que la recherche se basait sur une grande variété de personnes. Les huit laboratoires d’apprentissage sont conçus pour mobiliser les jeunes à participer à la conception et à la mise à l’essai de méthodes et de pratiques qui encouragent la résilience aux catastrophes. De la cueillette de données et du remue-méninges à la création de prototypes de solutions et de politiques de sensibilisation, les jeunes participent à tous les aspects du processus.  

Les laboratoires ont initié les participants à la recherche sur l’action communautaire, au monde de la pensée créatrice, à la production de données, à la narration numérique et à l’analyse. Ces derniers ont même travaillé à la création de prototypes de solutions pour améliorer la résilience communautaire aux catastrophes.

Après avoir terminé ces laboratoires, les jeunes rencontreront les organismes communautaires locaux, les groupes de jeunes, les chercheurs, l’industrie ou d’autres parties intéressées pour présenter des idées de projets de résilience communautaire. Ils seront en mesure de se servir de leurs nouvelles habiletés pour élaborer des approches novatrices aux défis sociaux complexes. L’objectif ultime est que les jeunes mettent en œuvre ces projets dans leur collectivité et qu’ils participent à l’évaluation de leurs répercussions.

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