Les avertissements sonores dans les avions

Le 26 octobre 2016

Sonores dans les avions sont en Anglais seulement. Un transcription est disponible en Français.

Une voix de femme s’exprime d’un ton monotone; elle dit le mot « altitude » à deux reprises, puis « bingo » et « contrôles aériens », qu’elle répète chacun deux fois. Son ton change, devient plus urgent : elle lance l’avertissement « remontée » deux fois, suivi de « roulis à droite », également à deux reprises.

Le personnel de Recherche et développement pour la défense Canada étudie actuellement l'efficacité des avertissements sonores dans les postes de pilotage. Plus précisément, il cherche à savoir quelle voix, masculine ou féminine, permet de signaler le mieux les dangers aux pilotes.

Les avertissements sonores dans un aéronef servent à signaler des problèmes à l’équipage et à l’avertir du danger que ceux-ci représentent. Le fait d'ignorer de tels avertissements a déjà mené à des incidents et à des accidents d’aéronefs.

On en sait peu au sujet de l’incidence des caractéristiques acoustiques des avertissements verbaux donnés dans les postes de pilotage sur la perception d’une urgence. Robert Arrabito, scientifique de la Défense du Groupe de l’interaction entre l’humain et la technologie du Centre de recherches de Toronto, de Recherche et développement pour la défense Canada (RDDC), a enquêté sur le sexe du sujet parlant et le ton de voix utilisés pour donner des avertissements verbaux dans les postes de pilotage, afin de distinguer les messages d’avertissements et les bribes indistinctes de conversations qu'on entend dans les postes de pilotage.

On disait autrefois que la voix d’une femme était plus facile à distinguer au milieu de conversations radio; cependant, des recherches approfondies montrent le contraire. En raison de la présence croissante de femmes dans divers postes liés à l’aviation dans les FAC, il a fallu réexaminer le sexe du sujet parlant et l’intonation des messages d’avertissements, afin de déterminer leur incidence sur les auditeurs masculins et féminins. Cette information se révèle importante lorsque les avertissements permettent d’éviter une catastrophe. 

Arrabito et son équipe ont demandé à des participants d’écouter les avertissements verbaux tout en exécutant une tâche visuelle. Un homme et une femme ont chacun articulé tous les mots d’avertissement en utilisant trois tons de voix différents : monotone, urgent et doux. Lors du premier essai, les participants ont pu entendre les mots d’avertissements sans bruit de fond. Lors du second essai, toutefois, on a mêlé les mots d’avertissement à un bruit de fond constitué de bribes indistinctes de conversations, afin de simuler la conversation radio dans un poste de pilotage.

Les résultats du premier essai ont montré que les tons de voix monotone et urgent suscitent la réaction la plus rapide, peu importe le sexe de l’auditeur ou du sujet parlant. Le second essai a montré que lorsque des hommes articulent les messages d’avertissement, que ce soit de façon monotone ou urgente, les participants y réagissent mieux et comprennent les messages plus rapidement, peu importe le sexe de l’auditeur.

« S’il n’y a aucun bruit de fond, le sexe de la personne qui dit les messages d’avertissement n’a aucune importance, affirme Arrabito. Toutefois, lorsqu’on fait entendre des bribes indistinctes de conversations, le sexe de la personne articulant les messages d’avertissement revêt une grande importance. Divers avertissements articulés par des hommes et des femmes ont montré que les auditeurs réagissent mieux à la voix masculine qu’à la voix féminine. Il ne s’agit toutefois que d’une seule étude; nous ne pouvons donc pas formuler d’hypothèse générale quant au meilleur type de voix. »

L’étude a néanmoins permis de conclure que l’utilisation efficace de paramètres relatifs à la voix et de la sémantique des mots peut accroître l’efficacité des avertissements verbaux donnés dans les postes de pilotage.

Les avertissements non verbaux aussi à l’étude

Arrabito a aussi examiné les avertissements non verbaux, en étudiant la capacité des pilotes de déterminer l’urgence des avertissements donnés à bord de l’hélicoptère CH-146 Griffon.      

« Durant l’étude, nous avons eu l’occasion devoler tous les jours et d’entendre nous-mêmes ce qu’entendent le pilote et le copilote dans le poste de pilotage, en plus de voir leur façon de réagir à certains avertissements, explique Arrabito. Certains avertissements n’étaient pas suffisamment forts pour attirer l’attention; chose intéressante, car ces avertissements revêtaient pourtant une très grande importance. Un autre avertissement, pour sa part, était relativement fort, bien qu’il ne soit pas du tout aussi important. »

Les avertissements verbaux sont-ils supérieurs aux avertissements non verbaux? Les pilotes d’hélicoptères Griffon qui ont participé à l’étude ont dit aux chercheurs que les avertissements qu’ils perçoivent comme les plus urgents sont en fait ceux qui revêtent le moins d’importance.

Communiquer l’urgence d’avertissements sonores est un problème qui touche aussi les salles d’opération des hôpitaux : les anesthésistes se fient à de tels avertissements afin de connaître tout changement critique relatif à l’état physiologique des patients.

« Ils doivent composer avec le même problème : les sons qui transmettent les avertissements les plus urgents ne sont pas nécessairement les plus forts, dit Arrabito. Les avertissements sonores sont conçus indépendamment les uns des autres. Bien qu’on ait mené des études en laboratoire pendant de nombreuses années, dans bien des cas, les avertissements non verbaux sont mal conçus, car ils n’évoquent pas le degré d’urgence nécessaire. »

Arrabito poursuit toujours des recherches sur les messages sonores à l’appui des FAC. « C’est bien amusant et j’ai l’occasion de travailler avec des gens incroyables », affirme-t-il.

Lire davantage de nouvelles à propos de RDDC

Les astronautes doivent être de bons nageurs et à l’aise dans l’eau, car une bonne partie de leur entraînement se fait dans une piscine. Thomas Karakolis nage pendant l’un des tests d’aptitude qui fait partie du processus de sélection des candidats astronautes.

Un scientifique de la Défense était en lice pour un poste d’astronaute canadien

Thomas Karakolis, un scientifique de Recherche et développement Canada, était l’un des 72 candidats en lice pour le poste du prochain astronaute de l’Agence spatiale canadienne.
Le 24 mars 2017

Des opérateurs du 21e Régiment de guerre électronique de l’Armée canadienne procèdent à la simulation d’opérations offensives de guerre électronique menées contre des forces virtuelles, durant les expériences réalisées dans le cadre de JNEX-1.

Des experts Canadiens et Australiens font des expériences a Shirleys Bay

Des experts canadiens et australiens en guerre électronique ont mené la première expérience interarmées des effets non basés sur les munitions. Ces expériences aideront les Forces armées canadiennes à élaborer des capacités fondées sur le ciblage interarmées qui les aideront à utiliser des capacités basées sur les munitions et non basées sur les munitions pour neutraliser des attaques terroristes avant qu’elles arrivent.
Le 14 mars 2017

RDDC

Déclaration - le premier atelier du nouvel Institut de recherche en défense et sécurité

Déclaration de M. Marc Fortin, Ph. D., Sous-ministre adjoint (Science et technologie) et Chef de la direction de Recherche et développement pour la défense Canada
Le 27 février 2017

Des pompiers utilisent mousse pour eteindre feu de pétrole brut.

Exercise ATHENA galerie d'images

L'exercise ATHENA vise à former les pompiers et les premiers intervenants pour améliorer la réponse du Canada aux incidents comprenent des liquides inflammables transportés par les chemins de fer a l'Institut maritime du Québec à Lévis (Québec).
Le 27 février 2017

A mixed platoon of Canadian and New Zealand soldiers participating in the U.S. Joint Staff-led Exercise BOLD QUEST, a demonstration and assessment that took place from October 24 to November 3, 2016 in Fort Stewart, Georgia.

L’Armée canadienne s'appuie sur la science

Apprenez-en plus à propos des scientifiques au Centre d’analyse et de recherche opérationnelle qui évaluent les technologies appuyant l’interopérabilité durant deux exercices multinationales dirigées par les États-Unis.
Le 18 janvier 2017

Voir d'autres nouvelles
Date de modification :