Réduire le risque de tsunamis sur la côte ouest du Canada

Le 22 juillet 2016

De petits séismes secouent périodiquement la côte ouest du Canada, mais, comme le monde en a été témoin en Haïti en 2010, au Japon en 2011 et plus récemment au Népal en 2015, des séismes catastrophiques de grande envergure peuvent survenir à tout moment. Les conséquences désastreuses des sinistres, comme les catastrophes naturelles, ne peuvent pas être maîtrisées, mais elles peuvent être réduites.

« Les tsunamis constituent souvent un risque majeur lié à ces séismes, a déclaré Peter Anderson, chercheur de Simon Fraser University (SFU). Le signalement rapide de ces désastres imminents permettrait d’évacuer les collectivités à risque et de sauver des vies ».

Malgré l’évolution actuelle de la technologie, les experts n’ont toujours pas toutes les capacités nécessaires pour prédire quand et où un séisme aura lieu. Cependant, il est possible d’estimer la probabilité de tremblements de terre dans certaines régions en étudiant l’historique et la fréquence des séismes, ainsi que le mouvement des plaques tectoniques, et en déterminant si la pression s’accumule sur les lignes de faille. De telles méthodes permettent au moins de mettre en œuvre certaines mesures de protection contre l’impact, y compris la possibilité d’un tsunami après le séisme.

 

« L’avertissement du public ne doit pas être considéré uniquement sous l’angle de la technologie; il doit être vu comme un système unifié constitué de plusieurs éléments interreliés dont : l’identification, l’évaluation, l’analyse et la surveillance des dangers, les alertes en cas de danger, la constitution d’équipes communautaires et l’éducation » - Philip Dawe.

Bien qu’il y ait eu beaucoup de progrès réalisés pour mettre en œuvre des systèmes d’avertissement efficaces, certaines collectivités comme celles qui sont situées dans les zones côtières éloignées de la Colombie‑Britannique (C.-B.) sont toujours à la recherche des meilleurs moyens pour réduire les risques posés par ces tsunamis.

Prospective et innovation

En avril 2014, des planificateurs d’Emergency Management British Columbia (EMBC) et des chercheurs de SFU ont lancé un projet visant à réduire le risque de tsunamis sur la côte ouest du Canada en diffusant des notifications efficaces, intégrées et uniformes aux collectivités côtières. Le projet consistait à utiliser des méthodes et des technologies modernes de planification dans le cadre des pratiques existantes ainsi qu’à améliorer l’éducation et la formation concernant les avertissements destinés au public.

Il est vrai que l’écologie variée de la C.‑B. pose de nombreux défis. En effet, le relief côtier et montagneux, les plateaux ainsi que les réseaux fluviaux et lacustres influent grandement sur le climat de la province et les inondations qui y surviennent.

Il est essentiel de mettre en œuvre des plans d’intervention pour les collectivités côtières difficiles à rejoindre de la C.‑B., lesquelles sont  particulièrement vulnérables parce qu’elles sont difficiles d’accès pour les services d’urgence et qu’elles pourraient être privées de services indispensables, comme les téléphones, l’eau, le gaz et l’hydroélectricité.

« L’intégration des systèmes de notification aux activités régulières offre d’immenses avantages, a ajouté Anderson. Elle permet de se familiariser avec des systèmes, d’acquérir de meilleures compétences en raisonnement analytique et de prévoir de meilleures interventions dans les situations d’urgence, y compris la sécurité des intervenants ».

Le projet, qui s’est achevé en mars 2016, a été financé dans le cadre du Programme canadien pour la sûreté et la sécurité (PCSS), un programme fédéral dirigé par le Centre des sciences pour la sécurité de Recherche et développement pour la défense Canada (RDDC CSS), en partenariat avec Sécurité publique Canada.

Au cours de la première phase du projet, les chercheurs ont effectué une étude des collectivités côtières à risque afin de déterminer quel était leur niveau de préparation et si elles pouvaient mener des essais pilotes de nouvelles technologies d’alerte, comme un système d’alerte en cas d’urgence, la notification bidirectionnelle à partir d’un système satellitaire mobile et portatif, une capacité de communication radio bidirectionnelle, la radiométéo et des outils de médias sociaux, comme Twitter.

La deuxième phase a été beaucoup plus pratique. Les chercheurs ont visité des collectivités à risque et ont mené une série de projets pilotes visant à évaluer dans quelle mesure certaines technologies pourraient fonctionner dans des régions éloignées. En plus d’offrir des activités comme des démonstrations, des cours et d’autres types de formation, ces chercheurs ont offert aux dirigeants communautaires des possibilités proactives de mettre à l’essai des technologies et de les comparer aux mesures existantes.

Trois systèmes de notification novateurs ont notamment été mis à l’essai : le Programme du satellite mobile (MSAT) EmergNet, la messagerie bidirectionnelle et « En alerte », le système pancanadien élaboré en collaboration avec les responsables fédéraux, provinciaux et territoriaux de la gestion des situations d’urgence, Environnement Canada et l’industrie de la radiodiffusion. « En alerte » est conçu pour diffuser des alertes critiques immédiates aux Canadiens par le truchement des principaux télédiffuseurs et radiodiffuseurs.

« Nous avons déjà constaté que les visites des collectivités et les projets pilotes ont donné des résultats concrets. Plusieurs  utilisent maintenant certains de ces outils dans le cadre de leurs activités régulières, a déclaré M. Anderson. Et plusieurs autres prévoient le faire d’ici peu. »

La science et la recherche constituent le fondement des plans d’action

La création d’une trousse de méthodes de notification de tsunamis propres à la C.‑B., qui peut être utilisée pour la planification communautaire, est un autre résultat du projet. La trousse vise à fournir aux collectivités et à d’autres autorités côtières des renseignements sur diverses méthodes et procédures d’avertissement. Elle peut aussi être utilisée dans le cadre des activités d’éducation et de formation des membres du public sur l’utilisation des systèmes de notification et les mesures qu’ils devraient prendre pour se protéger lorsqu’un sinistre réel se produit. La trousse peut être téléchargée à partir du site suivant.

« Grâce à des programmes d’éducation, le public sera plus susceptible de prendre des mesures pour se préparer avant que le sinistre réel se produise, a déclaré Ralph Mohrmann, directeur adjoint des opérations de EMBC. Cette trousse fournit aux autorités locales et à leurs collectivités des renseignements qui leur permettront d’évaluer les nombreuses options qui leur sont offertes pour avertir le public d’une vague de tsunami potentielle ou imminente ».

Bien que la trousse ait été élaborée en fonction des dangers d’un tsunami, elle pourrait être utilisée pour bon nombre d’autres menaces qui pourraient avoir des répercussions sur les collectivités, comme les inondations, les incendies et les tornades.

En C.‑B., les communications avec les régions éloignées et les populations à risque restent difficiles en raison du peu de moyens de transport et des peuplements isolés. Les résultats de ce projet formeront les bases appuyant la création d’une nouvelle gamme d’options pour l’intégration des systèmes de notification et des outils en cas de catastrophe. À mesure que le système s’élargira, il pourra englober la participation des entreprises de téléphone cellulaire, un plus grand nombre de médias sociaux, et des fournisseurs de services Internet.

« L’avertissement du public ne doit pas être considéré uniquement sous l’angle de la technologie, a déclaré Philip Dawe, chef de section, Gestion multi-agences des crises, RDDC CSS. Il doit être vu comme un système unifié constitué de plusieurs éléments interreliés dont : la détermination, l’évaluation, l’analyse et la surveillance des dangers, les alertes en cas de danger, la constitution d’équipes communautaires et l’éducation ».

 La province a déjà lancé plusieurs initiatives en vue d’offrir à tous les résidents des services d’accès à la large bande à prix abordable, y compris l’accès amélioré à Internet à haute vitesse et aux services cellulaires dans les régions rurales et éloignées. Et par‑dessus tout, un certain nombre de méthodes et de technologies utilisées pour la notification de tsunamis serviront d’éléments de base d’un système de notification « tous risques », qui permettrait de donner l’alerte en cas de sinistre, comme des orages, des inondations, des incendies, des contaminations, des menaces terroristes, des risques liés à la qualité de l’air, et plus encore.

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