Un bras robotisé pour se tenir loin du danger

Le 11 juillet 2014

Des techniciens de RDDC testent le bras robotisé de la SMAT en effectuant divers types d’activités au cours d’évaluations au Centre de recherches de Suffield.

Une équipe d’intervenants militaires se tient à l’abri derrière des sacs de sable et jette régulièrement un coup d’œil par-dessus ceux-ci pour observer un groupe de véhicules dont les phares s’évanouissent dans l’obscurité de la nuit. Une fois toutes les lumières entièrement hors de vue, l’attention de l’équipe se porte rapidement sur l’opérateur d’un poste de commande. Tout comme s’ils observaient ce qui se passe dans un rétroviseur, ils voient, sur l’écran vidéo, le véhicule se déplacer sur le terrain vallonné. La distance indiquée dans le coin supérieur gauche de l’écran indique que le véhicule se trouve maintenant à trois kilomètres.

À moins d’un kilomètre de sa destination, l’imageur thermique relève des traces de véhicules en provenance de l’Est. Ces traces passent sous le portail verrouillé et s’arrêtent juste devant le bâtiment. L’opérateur signale à la radio  « nos soupçons se confirment, quelqu’un est venu ici récemment. » Le véhicule continue sa route et quelques minutes plus tard, il atteint le portail. Du bout des doigts, l’opérateur (posté à plusieurs kilomètres) actionne les commandes qui permettent au bras robotisé du véhicule de se tendre afin de déverrouiller le portail.

À l’aide du levier de commande qu’il actionne pour avancer lentement, l’opérateur fait passer le véhicule par le portail qui est maintenant ouvert. Enfin, le seul obstacle qui sépare maintenant  le véhicule et la source devant être déplacée est une lourde porte en bois. Usant d’habiles manœuvres du levier de commande, l’opérateur déplace rapidement le bras hydraulique afin d’enfoncer la porte.

Maintenant que la porte est au sol, l’opérateur fait passer le véhicule par-dessus pour atteindre le centre de la pièce. Les détecteurs de radiation installés sur le véhicule lui ont permis de localiser la source de préoccupation. L’équipe discute de la meilleure méthode à employer pour manipuler la source de préoccupation et la déplacer vers un autre endroit, et l’opérateur actionne de nouveau le bras, mais cette fois pour déplacer délicatement la source de préoccupation vers un lieu plus sûr. L’opérateur signale à la radio  « tâche effectuée, demande la permission de retourner vers l’entrée. »

Bien que les opérateurs et les véhicules commandés à distance existent bel et bien, ceci constitue un scénario d’une formation dispensée par deux technologues de Recherche et développement pour la défense Canada (RDDC).

Nous avons formé un certain nombre d’opérateurs des Forces armées canadiennes (FAC) durant un cours de deux semaines sur la sentinelle multi-agents tactique (SMAT) », a déclaré Blaine Fairbrother, qui travaille depuis plusieurs années à la mise au point de véhicules SMAT au Centre de recherches de Suffield. La prochaine génération de SMAT a été livrée de l’Alberta aux FAC en octobre 2013 par avion CC-130 Hercules. Peu après, on a commencé à dispenser de la formation aux opérateurs afin qu’ils puissent mettre les nouveaux véhicules à l’épreuve.

Cette nouvelle génération de véhicules SMAT, dont le premier modèle a été testé sur le terrain en 2004, est un exemple éloquent de la capacité de RDDC d’améliorer un système existant en l’équipant d’une technologie de toute dernière génération afin de renforcer les capacités des FAC lorsqu’elles enquêtent sur des incidents chimiques, biologiques, radiologiques et nucléaires (CBRN). Cette technologie permet de mieux limiter les risques associés et de prendre des décisions éclairées lorsqu’il s’agit d’intervenir en cas de menace.

« Au fil du temps, mais surtout au cours des deux dernières années, des améliorations considérables apportées aux véhicules ont permis à la nouvelle génération de SMAT de sortir de l’usine munis de fonctions améliorées et nouvelles » a fait savoir l’officier supérieur responsable du développement des forces de l’Unité interarmées d’intervention du Canada (UIIC).

« Nous (les ingénieurs et technologues de RDDC) avons collaboré directement avec les décideurs et les utilisateurs des FAC afin de pouvoir satisfaire leurs besoins et nous avons également proposé des améliorations, comme l’ajout d’un bras robotisé, afin d’améliorer la fonctionnalité du véhicule » a expliqué M. Fairbrother.

 « Notre étroite collaboration avec les ingénieurs de RDDC est fortement appréciée » a déclaré l’officier supérieur de l’UIIC. « Notre rétroaction directe leur a permis d’apporter des améliorations adaptées sur mesure à nos tâches uniques. » Les améliorations résultant de cette rétroaction et qui ont permis d’accroître les capacités opérationnelles des véhicules comprennent notamment le bras robotisé multifonctions, la vidéo numérique plutôt qu’analogique, des caméras mieux intégrées permettant l’incrustation, un système d’éclairage à 360 degrés et un imageur thermique destiné aux opérations de nuit, des fonctions préréglées facilitant la commande, des antennes de câble à branchement rapide et un support absorbeur de chocs pour le détecteur chimique afin de limiter les dommages causés par les vibrations du véhicule. 

Conçu par RDDC et construit conformément au cahier des charges par Meggit PLC, ce véhicule sophistiqué vient en aide aux FAC au cours des activités de reconnaissance, de détection des dangers chimiques et radiologiques, de prise d’échantillons de menaces biologiques, d’enlèvement d’obstacles et de soulèvement d’objets lourds. Grâce à l’accessibilité intégrée des commandes, les opérateurs peuvent effectuer leurs tâches du poste de pilotage du véhicule ou à plusieurs kilomètres de distance grâce au poste de commande au sol.       

« Des opérateurs situés à plusieurs kilomètres peuvent maintenant ouvrir des portails, soulever des couvercles de regards, ouvrir des portes de véhicules et entrer dans des bâtiments – quelque chose d’auparavant impossible. La possibilité d’enquêter sur des terrains dont les dangers sont inconnus joue un rôle essentiel à la prise de décisions éclairées lorsque l’on approche un environnement potentiellement dangereux. Cela permet à l’opérateur de s’approcher, en toute sécurité, d’objets ou de bâtiments pour les examiner de plus près, ce qui était impossible par le passé » a déclaré M. Fairbrother.

Selon l’officier supérieur de l’UIIC, « RDDC excelle pour ce qui est de fournir une technologie à la fine pointe qui permet de faire prendre les risques à des machines plutôt qu’à des humains. L’ajout du bras robotisé au SMAT en est un parfait exemple. Maintenant, nos opérateurs peuvent manipuler des objets à distance, en toute sécurité. En outre, détecter des menaces CBRNE exige beaucoup de concentration et les machines ne se laissent jamais distraire ni ne sont sujettes à la fatigue au cours de missions prolongées.    

 En ce moment, les techniciens de RDDC sont occupés à tester la version finale de la prochaine génération de véhicules SMAT qui sera bientôt livrée aux FAC. Outre cela, RDDC participe aussi à la mise à l’essai et à l’évaluation de d’autres types de systèmes autonomes commerciaux pouvant répondre à d’autres besoins opérationnels des FAC.  

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