Une recherche fructueuse sur la douleur au cou

Le 31 octobre 2016

Les pilotes de CH-146 Griffon et les mécaniciens de bord d’hélicoptères se plaignent souvent de douleur au cou. C’est pourquoi les Forces armées canadiennes (FAC) cherchent des solutions à ce problème.

Après avoir étudié le problème, qui peut toucher jusqu’à 75 % des membres d’équipage de Griffon, des experts du Centre de recherches de Toronto de Recherche et développement pour la défense Canada (RDDC) et du Centre de médecine environnementale des Forces canadiennes (CMEFC) sont prêts à proposer des solutions.

« Le projet sur la douleur au cou entraînera la formulation de conseils judicieux concernant diverses solutions au problème de douleur chronique au cou chez les membres d’équipage d’hélicoptères CH-146, consigné pour la première fois vers la fin des années 1990 », explique Philip Farrell, Ph. D., scientifique de la Défense de RDDC et chef de projet.

« Ainsi, pour trouver des solutions, l’équipe a adopté une approche systématique, en commençant par approfondir sa compréhension du problème. »

Le surmenage des muscles du cou, tout comme les troubles causés par des lésions répétées, figure parmi les causes fondamentales possibles de la douleur chronique au cou chez les membres d’équipages d’aéronefs. Ces derniers portent de lourds casques non équilibrés sur lesquels sont fixés, notamment, des lunettes de vision nocturne, des contrepoids et d’autres appareils. Au cours d’une mission, les mécaniciens de bord se penchent par la porte latérale de l’hélicoptère pour vérifier s’il y a des obstructions, tandis que les pilotes regardent vers le bas et le côté afin de consulter le tableau de commande central du poste de pilotage. L’exécution de ces tâches au cours de nombreuses missions, ainsi que le port de casques non équilibrés, à la fois gros et lourds, peut entraîner des lésions et des douleurs au cou.

Au nombre des solutions envisagées figurent l’amélioration des postures de travail, le partage des responsabilités, l’établissement de calendriers judicieux, l’utilisation de casques bien adaptés, l’exercice physique, la sensibilisation, des casques moins gros, l’installation d’appareils de soutien au casque, des concepts de commande et d’affichage futuristes, de même que des coussins de siège passifs et actifs.

« Nous avons découvert qu’il n’y a aucune solution miracle au problème. Toutefois, planifier soigneusement l’adoption d’au moins deux de ces solutions permettra tout probablement de réduire le risque que les membres d’équipages souffrent de douleurs chroniques au cou ou qu’ils aggravent celles-ci », précise M. Farrell.

L’équipe de RDDC a formulé des conseils judicieux sur six des solutions que les FAC envisagent d’apporter. Par ailleurs, d’ici l’achèvement du projet, en 2017-2018, elle aura fourni aux intervenants du projet des conseils relativement à toutes les dix solutions.

 « Les pays de l’OTAN, ainsi que d’autres pays, s’intéressent beaucoup au projet sur les douleurs au cou », ajoute M. Farrell, qui préside aussi un groupe de recherche de l’OTAN sur les douleurs au cou chez les membres d’équipages d’aéronefs. « Ce n’est pas un problème propre à l’ARC, c’est un problème mondial. Je me réjouis de savoir que RDDC, le CMEFC et le Canada sont des chefs de file en ce qui concerne la conception de moyens visant à améliorer la santé et la sécurité de nos équipages d’aéronefs. »

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