UNMANNED WARRIOR : exercice international de détection de mines immergées par des dispositifs autonomes

Le 13 décembre 2016

Dans le secteur entourant l’île de Skye en Écosse, on voyait fourmiller navires, véhicules sous-marins et véhicules sans pilote, dans le ciel, sur la surface de l’océan et sous sa surface, tous en harmonie, dans le but de détecter et de neutraliser un champ de mines sur le plancher océanique.

Le portrait est celui de l’exercice UNMANNED WARRIOR 2016, dirigé par la Royal Navy du Royaume-Uni au centre britannique d’évaluation et d’essais subaquatiques en Écosse, l’une des plus imposantes démonstrations de véhicules sans pilote jamais organisées.

La portion de l’exercice UNMANNED WARRIOR se déroulant dans la baie de Hell du 2 au 15 octobre était dirigée par le groupe technique de la guerre des mines du programme de coopération technique (TTCP). Le TTCP est une organisation internationale qui collabore à des activités de recherche conjointe et d’échange d’information scientifique et technique de défense réunissant cinq nations, soit l’Australie, le Canada, la Nouvelle-Zélande, le Royaume-Uni (R.-U.) et les États-Unis (É.-U.). Quatre des nations participaient à l’exercice cette année, le dernier de quatre essais dans la baie de Hell, qui avaient tous porté sur l’utilisation de véhicules sans pilote dans la lutte contre les mines.

L’expérience de cette année visait notamment à explorer la mise en réseau de véhicules sans pilote en surface et sous l’eau afin de détecter et de neutraliser un champ de mines sous-marin.

L’équipe de Recherche et développement pour la défense Canada (RDDC) se présentait avec trois véhicules : deux véhicules sous-marins sans équipage (VSSE) portant la désignation IVER3 UUV et un véhicule de surface portant la désignation USV-2600. Les deux véhicules sous-marins, des robots submergés en forme de torpille se déplaçant de façon autonome, sont munis de sonars à balayage latéral. Les sonars mettent à profit les ondes acoustiques pour créer des images du plancher océanique, un genre de caméra sous l’eau, à la recherche de mines immergées. Le véhicule en surface peut communiquer avec les véhicules sous-marins pour relayer leurs données de détection depuis la surface à un véhicule aérien sans pilote qui survole en cercle le secteur. Le véhicule aérien peut à son tour relayer ces données à un centre de commandement et de contrôle au sol. Cette communication entre le véhicule de surface et le véhicule aérien fait en sorte que les véhicules sous-marins n’ont pas à refaire surface pour transmettre leurs données de détection.

Cette démonstration de capacité faisait appel à sept véhicules sous-marins, deux véhicules de surface et un véhicule aérien, tous sans pilote ou équipage, dans une collaboration entre le Canada, le R.-U. et les É.-U.

« Nous avons accompli quelques premières mondiales, a déclaré Mae Seto, docteure et scientifique principale du Canada pour la composante baie de Hell de l’exercice. Nous avons mis en réseau des robots pour une mission et démontré les avantages des véhicules sans pilote dans la lutte contre les mines navales ».

L’un des objectifs de l’exercice était de mettre à l’essai l’interopérabilité des véhicules fournis par les partenaires alliés. Les essais comprenaient les communications entre véhicules sans pilote, la transmission d’images sonar depuis le fond marin jusqu’au-dessus de l’eau, la reconnaissance automatique de cibles similaires à des mines, et l’adaptation de véhicules sans pilote aux manœuvres d’autres véhicules sans pilote.

« Nos véhicules sans pilote ont été interopérables avec ceux des nations alliées. Il en découle pour nos marines qu’il est possible de mettre en réseau des véhicules sans pilote pour atteindre un objectif de mission en temps opportun et de transmettre les données de capteurs submergés aux responsables des décisions », a expliqué Mme Seto.

« La participation de RDDC à l’exercice et les connaissances et l’expérience transmises aux Forces armées canadiennes (FAC) les tiennent au fait des toutes nouvelles possibilités et contribuent à alimenter d’éventuelles décisions d’approvisionnement, de formation, de concepts d’opération et sur le rôle futur de véhicules sans pilote », a ajouté Mme Seto.

« L’exercice UNMANNED WARRIOR représentait pour nos marins et nos équipes de recherche une occasion idéale de collaborer avec des forces alliées. Des exercices du genre nous préparent à mieux implanter ces technologies, par nous-mêmes ou de concert avec nos alliés lors d’opérations » a indiqué le capitaine de corvette David Botting, directeur des Besoins de la Marine – Guerre des mines navales.

Les véhicules sous-marins sans équipage constituent un exemple de technologie émergente que la Marine royale canadienne (MRC) peut utiliser pour répondre aux besoins de détection de mines immergées, en collaboration avec des navires avec équipage et des plongeurs qualifiés de la MRC. Ces véhicules peuvent servir à détecter des mines, mais aussi à plusieurs autres fonctions, comme des levés sous-marins afin de cartographier nos voies navigables pour guider les navires sur un trajet dégagé et sécuritaire, a expliqué le Capc Botting.

L’expérience de la baie de Hell, centrale à l’exercice UNMANNED WARRIOR, s’inscrit dans le cadre de l’actuel projet de lutte contre les mines de RDDC, qui arrive à sa conclusion en 2017.

Pour commenter cet article, rendez-vous dans la section Articles de la page Facebook des Forces armées canadiennes.

 

Lire davantage de nouvelles à propos de RDDC

Les astronautes doivent être de bons nageurs et à l’aise dans l’eau, car une bonne partie de leur entraînement se fait dans une piscine. Thomas Karakolis nage pendant l’un des tests d’aptitude qui fait partie du processus de sélection des candidats astronautes.

Un scientifique de la Défense était en lice pour un poste d’astronaute canadien

Thomas Karakolis, un scientifique de Recherche et développement Canada, était l’un des 72 candidats en lice pour le poste du prochain astronaute de l’Agence spatiale canadienne.
Le 24 mars 2017

Des opérateurs du 21e Régiment de guerre électronique de l’Armée canadienne procèdent à la simulation d’opérations offensives de guerre électronique menées contre des forces virtuelles, durant les expériences réalisées dans le cadre de JNEX-1.

Des experts Canadiens et Australiens font des expériences a Shirleys Bay

Des experts canadiens et australiens en guerre électronique ont mené la première expérience interarmées des effets non basés sur les munitions. Ces expériences aideront les Forces armées canadiennes à élaborer des capacités fondées sur le ciblage interarmées qui les aideront à utiliser des capacités basées sur les munitions et non basées sur les munitions pour neutraliser des attaques terroristes avant qu’elles arrivent.
Le 14 mars 2017

RDDC

Déclaration - le premier atelier du nouvel Institut de recherche en défense et sécurité

Déclaration de M. Marc Fortin, Ph. D., Sous-ministre adjoint (Science et technologie) et Chef de la direction de Recherche et développement pour la défense Canada
Le 27 février 2017

Des pompiers utilisent mousse pour eteindre feu de pétrole brut.

Exercise ATHENA galerie d'images

L'exercise ATHENA vise à former les pompiers et les premiers intervenants pour améliorer la réponse du Canada aux incidents comprenent des liquides inflammables transportés par les chemins de fer a l'Institut maritime du Québec à Lévis (Québec).
Le 27 février 2017

A mixed platoon of Canadian and New Zealand soldiers participating in the U.S. Joint Staff-led Exercise BOLD QUEST, a demonstration and assessment that took place from October 24 to November 3, 2016 in Fort Stewart, Georgia.

L’Armée canadienne s'appuie sur la science

Apprenez-en plus à propos des scientifiques au Centre d’analyse et de recherche opérationnelle qui évaluent les technologies appuyant l’interopérabilité durant deux exercices multinationales dirigées par les États-Unis.
Le 18 janvier 2017

Voir d'autres nouvelles
Date de modification :