Veiller au bien être psychologique et émotionnel des premiers intervenants pendant et après des catastrophes

Le 25 janvier 2016

Le collaboratoire pour la simulation, la formation et les exercices de simulation (SIMTEC) offre une formation en ligne qui vise à améliorer le bien‑être émotionnel des premiers intervenants et d’autres personnes responsables de la gestion d’urgences

En 2006, un tireur s’est introduit dans le Collège Dawson, a tué deux étudiants et en a blessé 19 autres. À l’été 2013, il a tellement plu en Alberta que cela a causé des inondations catastrophiques au cours desquelles cinq personnes sont décédées et 100 000 personnes ont été déplacées dans la région. Les incidents entraînant des pertes massives et des catastrophes comme ceux‑ci sont rares au Canada, mais leurs effets peuvent être dévastateurs, non seulement pour les populations touchées, mais aussi pour les premiers intervenants et les décideurs.

Un grand nombre d’intervenants différents sont appelés sur les lieux d’une catastrophe et ils sont appuyés par le personnel des Centres d’opérations d’urgence (COU) qui leur fournit un soutien stratégique et tactique. Le personnel des COU est habituellement composé de décideurs supérieurs issus de la communauté des premiers intervenants qui sont appuyés par des organisations de secours locales comme les services sociaux et par des organisations non gouvernementales telles que la Croix‑Rouge canadienne.

Ces personnes doivent composer avec les catastrophes, les pertes de vie et les pertes matérielles tout en étant soumises à une énorme pression psychosociale. Les effets à plus long terme de telles expériences peuvent comprendre des symptômes psychosociaux comme le stress post‑traumatique, la dépression, l’anxiété et la consommation abusive de drogues ou d’alcool. Il est important qu’un soutien psychosocial opportun soit offert afin de réduire les effets des événements traumatisants et d’aider les personnes touchées.

« Il est essentiel de veiller au bien‑être psychologique et émotionnel des intervenants de première ligne et de ceux qui travaillent en coulisses dans les COU, » a déclaré Mark Williamson, directeur général du Centre des sciences pour la sécurité de Recherche et développement pour la défense Canada (RDDC CSS).

 

« Les effets à plus long terme peuvent comprendre des symptômes psychosociaux tels que le stress post‑traumatique, la dépression, l’anxiété et l’abus de drogues ou d’alcool. Il est important que le soutien psychosocial, qui vise à réduire les effets d’événements traumatisants et à aider les personnes touchées à reprendre leur vie, soit offert en temps opportun. »

Avec le financement initial de l’Initiative de recherche et de technologie chimique, biologique, radionucléaire et explosive (IRTC) dirigée par RDDC CSS et le soutien continu du Programme canadien pour la sûreté et la sécurité (PCSS), le Justice Institute of British Columbia (JIBC) a développé un important projet connu sous le nom de Simulation, Training and Exercise Collaboratory, ou SIMTEC (collaboratoire pour la simulation, la formation et les exercices de simulation), pour aider à préparer ceux qui interviennent en cas d’urgence à faire face aux pressions psychosociales. Le projet fut réalisé en partenariat avec Santé Canada et en collaboration avec l’Université Royal Roads.

« Le projet SIMTEC était fondé sur le fait que la plupart des décideurs discutent rarement des facteurs psychosociaux et de la façon dont ils influeraient sur le COU, le personnel de première ligne et la collectivité, a déclaré Rene Bernklau, coordonnateur provincial, intervention en cas de déversement de matières dangereuses, services de santé d’urgence de la Colombie‑Britannique. L’omission de tenir compte des répercussions psychosociales de l’intervention en cas de catastrophe peut entraîner une diminution de la capacité de prendre des décisions éclairées et des effets psychologiques à long terme. »

Une partie de la solution consiste à s’assurer de tenir compte du bien‑être émotionnel des personnes touchées durant la planification et l’exécution des activités d’intervention. Le but de SIMTEC était de développer des outils pratiques et des lignes directrices fondées sur des preuves afin de répondre à ces besoins psychosociaux. Le projet s’est traduit par le développement d’une série de cinq exercices qui simulent divers scénarios catastrophiques, ainsi que de nombreuses ressources comme des vidéos de formation, un guide à l’intention des médecins de famille pour la gestion des patients qui ont été impliqués dans un événement faisant un grand nombre de victimes, des brochures éducatives pour les victimes et leurs proches, etc. Ces outils sont offerts aux professionnels de la gestion d’urgences et au public sur le site Web SIMTEC (site du JIBC, en anglais seulement).

« Nos objectifs étaient d’améliorer notre compréhension de la façon dont les décideurs intègrent les considérations psychosociales dans les interventions en cas de catastrophe et de leur fournir des informations fondées sur des preuves afin qu’ils puissent développer de meilleurs protocoles et lignes directrices dans de telles situations, a déclaré Laurie Pearce, titulaire de la chaire de recherche du projet SIMTEC. »

N’importe quelle collectivité qui dispose d’une structure de gestion et d’opérations d’urgence peut télécharger et utiliser les exercices ci‑dessous, d’une durée de trois à quatre heures. Il ne faut qu’un ou deux ordinateurs et un accès Internet haute vitesse.

Exercice Winter Blues

Winter Blues est un exercice de simulation fonctionnel dont le scénario est axé sur diverses conditions météorologiques difficiles. Avant l’exercice, les équipes du COU regardent une courte vidéo de formation qui leur apprend comment réduire les répercussions psychosociales au sein du COU. Cet exercice est destiné à des décideurs supérieurs aux niveaux tactique et stratégique.

Exercice Green Cloud

L’exercice Green Cloud, conçu à l’intention d’un groupe différent d’intervenants d’urgence, est un autre exercice de simulation fonctionnel de trois heures accompagné d’une vidéo de formation; les participants peuvent comprendre le personnel du COU, ainsi que celui du commandement sur place comme les membres des services d’incendie et de sauvetage, les policiers, les paramédics, les équipes d’intervention en cas de déversement de matières dangereuses et le personnel de l’urgence des hôpitaux. Les participants apprennent comment réagir face à une attaque terroriste chimique, biologique, radiologique, nucléaire et explosive ainsi qu’à gérer leur réaction au stress, à réduire les stresseurs subis par le personnel de première ligne et à offrir un soutien psychosocial opportun aux habitants touchés.

Exercice Outbreak Orange

Cet exercice est axé sur la gestion des répercussions psychosociales sur le personnel hospitalier et le personnel médical qui traitent les personnes atteintes d’une maladie grave transmissible ainsi que leur famille, les premiers intervenants et l’ensemble de la collectivité. Les participants à cet exercice destiné au personnel des COU communautaires et sanitaires affrontent diverses situations telles que le besoin de déplacer des personnes susceptibles d’être infectées, le besoin de mettre en quarantaine les personnes ayant été en contact, la mise en œuvre des communications de crise, et le besoin de doter le personnel des ressources appropriées et de le former.

Exercice Target Red

Cet exercice de simulation par intégration est fondé sur le scénario d’un tireur actif qui prend pour cible une ville fictive d’une population de 50 000 habitants. Avec l’aide d’une formation et d’une vidéo de sensibilisation avant l’exercice, le personnel du COU et d’autres organismes tels que les Services aux victimes doit faire appel à sa propre formation, à son expérience et à la planification pour décider du meilleur plan d’action dans le cas d’un événement difficile et traumatisant.

Les recherches ont montré que les victimes, les témoins et les intervenants avaient un réel besoin de soutien psychosocial à la suite d’un événement faisant un grand nombre de victimes. Les occasions de fournir ce soutien et les stratégies connexes, y compris le rassemblement des victimes et des intervenants, ont fait l’objet de discussions lors d’un atelier de suivi et sont illustrées dans le graphique ci‑dessous.

Exercice Black Fault

Dans cet exercice, les participants doivent intervenir de façon efficace à la suite d’un tremblement de terre d’une magnitude de 8,5 et face à des répliques sismiques continues et à des alertes au tsunami. Les participants doivent prendre des décisions comportant des risques élevés et des conséquences graves en très peu de temps et intégrer les aspects psychosociaux d’une intervention efficace dans leurs décisions.

Ces exercices offrent une formation et un aperçu relatifs au protocole de soutien psychosocial qui aide à prévenir les répercussions négatives des catastrophes. Les recherches montrent que les réactions émotionnelles immédiates et à long terme associées aux catastrophes sont grandement diminuées lorsqu’un soutien social et psychosocial est fourni peu de temps après le début d’un événement, pendant ce dernier et par après.

« Grâce au projet de recherche SIMTEC, nous espérons que le personnel du COU intégrera le soutien psychosocial dans ses activités quotidiennes afin d’améliorer la résilience individuelle et de favoriser le rétablissement et l’adaptation de la collectivité à la suite d’une catastrophe ou d’une autre situation d’urgence, a ajouté Laurie Pearce. »

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